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En général, pour les événements d’’Alfonse, on travaille à trois. Bon, Valentin fait la majorité, Alexiane et moi, on veille, on vérifie. Faut dire que Valentin a dû mal à déléguer les tâches, et ses listes, elles sont dans sa tête, pas évident pour s’’organiser.
En raison du ski, Alexiane était seule aux commandes : toute une soirée à préparer, proposer un service de qualité à des centaines de personnes, avec en plus, sous ses ordres, deux potes barmans! Du boulot en perspective. Toute la semaine, dès que nous posions nos fesses sur le télésiège, on se « connectait » pour peaufiner les derniers détails de l’’évent, on ne s’’improvise pas chef d’entreprise, on l’’a bien compris.

Le jour J, Valentin, à force de faire les cent pas dans la chambre d’’hôtel et fatigué par des journées intenses de sport, commençait à se rallier à mon avis : tout se passait bien avec Alfonse, on pouvait profiter tranquille de notre dernière soirée.

A minuit, un sms alarmant nous sortit de la torpeur : l’’équipe tombait déjà à court d’’ingrédients. Ils devaient tenir jusqu’’à 3h du mat’, ça ne pouvait pas être pire !

Par delà les montagnes, nous étions presque sûrs d’être détestés, haïs même par notre équipe au pays. Notre manque d’’organisation crevait les yeux et nous étions plantés là, assis sur le matelas d’’un hôtel, impuissants. Comment avait-on pu laissé Alex toute seule pour une telle soirée ? Pourquoi n’’avions nous pas mieux listé les quantités à prévoir ? Comment pouvions-nous partir dévaler gaiement les pentes alors que notre projet naissait à peine ? Avec la téléphonie la plus chère d’’Europe, chaque sms valait presque autant qu’’un « choco-rhum » sur les pistes.
Le désastre s’abattait lourdement sur nos petites épaules, les messages reçus étaient brefs, nous craignions presque de perdre nos trois amis.
Sur la route du retour, la tension augmentait, on avait hâte de savoir comment la soirée s’’était passée et mesurer l’’ampleur de la catastrophe. Mais arrivés chez nous, le matériel était là, propre, rangé, ce qui était déjà un point positif. On aurait pu retrouver Alfonse en feu, les shakers gisants sur le sol. Tout semblait nickel, toute fois, j’’avais envie de m’’enfuir dans les lessives à faire, de me cacher dans les bagages plutôt que d’’affronter nos trois héros. Ne pas avoir le nécessaire pour faire son service, être face une clientèle mécontente : il n’’y a rien de pire.

Sur la place en bas de chez nous, les terrasses affichaient déjà complet, il y avait plein de visages familiers qui nous félicitaient à tour de rôle pour la veille.
Incroyable, rien à déplorer ! Au bout de la place, j’’ai reconnu Alexiane, je l’’ai prise dans mes bras, genre « on ne s’’est pas vues depuis mille ans ». Directement, elle s’’est mise à parler de choses et d’autres, de trucs anodins que j’avais raté.

Quel soulagement ! Le stress, le monde, la disparition des caisses de fraises avait poussé nos amis à n’’envoyer que des bribes d’’informations, puis la foule s’’était dissipée et le constat était sans appel ; ils avaient géré avec une main de maître.

On a encore pas mal de choses à apprendre coté management, et sur bien d’autres aspects aussi, mais ce projet, pouvoir compter sur une équipe et des amis, fait d’Alfonse une incroyable aventure.

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